Selles, vomissements, boules de poils : ce que l’alimentation peut révéler

Selles, vomissements, boules de poils : ce que l’alimentation peut révéler

La gamelle n’est pas le seul indicateur permettant de savoir si l’alimentation d’un chat lui convient. Ce qui se passe après le repas apporte également beaucoup d’informations.

La fréquence et l’aspect des selles, les vomissements, les régurgitations ou encore les boules de poils peuvent parfois mettre en évidence une alimentation mal tolérée, une transition trop rapide ou simplement une ration qui mérite d’être ajustée.

Mais attention : tout trouble digestif n’est pas forcément alimentaire. Observer son chat permet de repérer certaines tendances, pas d’établir soi-même un diagnostic.

Les selles : un indicateur intéressant de la digestion

Les selles d’un chat peuvent varier légèrement d’un jour à l’autre. Ce qui doit surtout attirer l’attention, c’est un changement qui se répète ou qui s’installe.

Des selles régulièrement très molles, liquides, particulièrement volumineuses ou au contraire très sèches peuvent inciter à regarder de plus près son alimentation.

Plusieurs éléments peuvent intervenir : la quantité distribuée, la digestibilité de l’aliment, sa teneur en

La gamelle n’est pas le seul indicateur permettant de savoir si l’alimentation d’un chat lui convient. Ce qui se passe après le repas apporte également beaucoup d’informations.

La fréquence et l’aspect des selles, les vomissements, les régurgitations ou encore les boules de poils peuvent parfois mettre en évidence une alimentation mal tolérée, une transition trop rapide ou simplement une ration qui mérite d’être ajustée.

Mais attention : tout trouble digestif n’est pas forcément alimentaire. Observer son chat permet de repérer certaines tendances, pas d’établir soi-même un diagnostic.

Les selles : un indicateur intéressant de la digestion

Les selles d’un chat peuvent varier légèrement d’un jour à l’autre. Ce qui doit surtout attirer l’attention, c’est un changement qui se répète ou qui s’installe.

Des selles régulièrement très molles, liquides, particulièrement volumineuses ou au contraire très sèches peuvent inciter à regarder de plus près son alimentation.

Plusieurs éléments peuvent intervenir : la quantité distribuée, la digestibilité de l’aliment, sa teneur en matières grasses ou en fibres, un changement récent de nourriture ou encore la tolérance individuelle du chat à certains ingrédients.

La fréquence compte également. Il n’existe pas une fréquence parfaite valable pour tous les chats : l’alimentation, l’hydratation, l’âge et l’individu lui-même peuvent la faire varier.

L’objectif est donc moins de rechercher une selle « parfaite » que de connaître le fonctionnement habituel de son propre chat et de remarquer lorsqu’il change durablement.

Selles molles après un changement d’alimentation

Changer brutalement de croquettes ou de pâtée peut perturber le système digestif, même lorsque le nouvel aliment est de bonne qualité.

Le microbiote intestinal et le système digestif doivent s’adapter à une nouvelle composition. Une transition progressive permet généralement de limiter les désordres liés au changement.

Si les selles se dégradent systématiquement lors de l’introduction d’un aliment et s’améliorent lorsqu’il est retiré, cette observation mérite d’être prise en compte.

Cela ne permet cependant pas, à elle seule, d’affirmer qu’un ingrédient précis est responsable.

Vomissement ou régurgitation : ce n’est pas exactement la même chose

On utilise facilement le mot « vomissement » dès qu’un chat rejette quelque chose. Pourtant, une régurgitation et un véritable vomissement ne correspondent pas au même phénomène.

Lors d’une régurgitation, le contenu peut être rejeté rapidement après avoir mangé, souvent avec des aliments encore peu digérés et sans efforts abdominaux importants.

Le vomissement est un phénomène actif : il peut être précédé de nausées, de salivation, de contractions abdominales ou de haut-le-cœur.

Cette distinction peut être utile lorsqu’on cherche à comprendre ce qui se passe et surtout lorsqu’on doit décrire les symptômes au vétérinaire.

Un chat qui mange trop vite peut-il rejeter son repas ?

Oui, certains chats engloutissent leur nourriture et la rejettent peu après.

Dans ce cas, l’aliment lui-même n’est pas nécessairement en cause. La manière de manger peut également intervenir.

Fractionner la ration en plusieurs petits repas ou utiliser un dispositif permettant de ralentir la prise alimentaire peut parfois aider.

Mais des rejets répétés ne doivent pas être systématiquement attribués au fait de « manger trop vite ». S’ils deviennent fréquents, il faut rechercher leur cause.

Et les boules de poils ?

Le chat avale naturellement des poils lorsqu’il fait sa toilette. Une grande partie traverse normalement le système digestif et est éliminée dans les selles.

Il peut néanmoins arriver qu’un amas de poils soit rejeté par la bouche.

La quantité de poils avalés dépend notamment du pelage, de la période de mue, de la fréquence du toilettage et du comportement individuel du chat. Le brossage peut donc avoir un rôle tout aussi important que l’alimentation.

L’alimentation intervient néanmoins dans le fonctionnement du transit. Une hydratation suffisante et une quantité de fibres adaptée peuvent notamment participer au bon fonctionnement digestif.

Cela ne signifie pas qu’un aliment estampillé « anti-boules de poils » soit automatiquement nécessaire à tous les chats.

Des vomissements fréquents ne doivent pas non plus être considérés comme normaux sous prétexte que le chat a des poils.

L’hydratation fait aussi partie de l’alimentation

Lorsqu’on parle de digestion, on pense facilement aux protéines, aux matières grasses ou aux fibres et beaucoup moins à l’eau.

Pourtant, l’eau contenue dans l’alimentation participe elle aussi à l’apport hydrique quotidien.

Une alimentation humide contient beaucoup plus d’eau qu’une alimentation sèche. Chez un chat qui boit naturellement peu, intégrer une alimentation humide peut donc contribuer à augmenter son apport total en eau.

Cela peut également avoir son importance lorsque les selles sont particulièrement sèches ou que le chat a tendance à la constipation.

L’hydratation ne règle cependant pas à elle seule tous les troubles digestifs.

Faut-il supprimer un ingrédient dès qu’un trouble apparaît ?

Pas forcément.

Un épisode isolé de selles molles ou de vomissement ne permet pas de conclure qu’un aliment ou qu’une protéine est mal toléré.

Avant d’accuser un ingrédient, il faut regarder l’ensemble de la situation : changement récent d’alimentation, quantité consommée, friandises, ingestion trop rapide, accès à une autre nourriture, stress, médicaments, parasites ou problème de santé peuvent également intervenir.

Multiplier les changements alimentaires au moindre symptôme peut même compliquer les choses : lorsque tout change en même temps, il devient difficile de savoir ce qui a réellement amélioré ou aggravé la situation.

L’observation dans le temps est donc beaucoup plus utile qu’une succession de changements improvisés.

Quand faut-il consulter ?

Un vomissement occasionnel ou une selle inhabituelle ne signifie pas nécessairement que le chat est malade.

En revanche, certains signes justifient de ne pas se contenter de modifier son alimentation : vomissements répétés, diarrhée persistante ou importante, présence de sang, constipation marquée, douleur, perte d’appétit, amaigrissement, abattement ou changement important du comportement.

Un chat qui tente de vomir de manière répétée sans parvenir à rejeter quoi que ce soit mérite également une attention particulière.

Dans ces situations, l’alimentation ne doit pas servir à retarder une consultation vétérinaire.

Observer avant de changer

Les selles, les vomissements et les boules de poils donnent des informations intéressantes sur le fonctionnement digestif d’un chat, mais ils doivent toujours être interprétés dans leur contexte.

Avant de changer complètement son alimentation, il peut être utile de noter pendant quelques jours ce que le chat mange, les quantités distribuées, les éventuels extras, la fréquence des selles et des vomissements ainsi que les circonstances dans lesquelles ils surviennent.

Cette petite observation permet souvent de distinguer un incident ponctuel d’un problème récurrent et fournit des informations beaucoup plus précises si un avis vétérinaire devient nécessaire.

À retenir

Une alimentation adaptée doit être évaluée sur ce qu’elle contient, mais aussi sur la façon dont le chat la tolère.

Les selles font partie des indicateurs intéressants. Les vomissements et les régurgitations méritent d’être différenciés. Les boules de poils peuvent être occasionnelles, mais ne doivent pas servir d’explication automatique à des vomissements répétés.

Observer son chat, éviter les changements alimentaires incessants et savoir reconnaître les situations qui nécessitent un vétérinaire permet d’utiliser ces signes pour ce qu’ils sont réellement : des informations sur son état digestif, pas un diagnostic à eux seuls.

matières grasses ou en fibres, un changement récent de nourriture ou encore la tolérance individuelle du chat à certains ingrédients.

La fréquence compte également. Il n’existe pas une fréquence parfaite valable pour tous les chats : l’alimentation, l’hydratation, l’âge et l’individu lui-même peuvent la faire varier.

L’objectif est donc moins de rechercher une selle « parfaite » que de connaître le fonctionnement habituel de son propre chat et de remarquer lorsqu’il change durablement.

Selles molles après un changement d’alimentation

Changer brutalement de croquettes ou de pâtée peut perturber le système digestif, même lorsque le nouvel aliment est de bonne qualité.

Le microbiote intestinal et le système digestif doivent s’adapter à une nouvelle composition. Une transition progressive permet généralement de limiter les désordres liés au changement.

Si les selles se dégradent systématiquement lors de l’introduction d’un aliment et s’améliorent lorsqu’il est retiré, cette observation mérite d’être prise en compte.

Cela ne permet cependant pas, à elle seule, d’affirmer qu’un ingrédient précis est responsable.

Vomissement ou régurgitation : ce n’est pas exactement la même chose

On utilise facilement le mot « vomissement » dès qu’un chat rejette quelque chose. Pourtant, une régurgitation et un véritable vomissement ne correspondent pas au même phénomène.

Lors d’une régurgitation, le contenu peut être rejeté rapidement après avoir mangé, souvent avec des aliments encore peu digérés et sans efforts abdominaux importants.

Le vomissement est un phénomène actif : il peut être précédé de nausées, de salivation, de contractions abdominales ou de haut-le-cœur.

Cette distinction peut être utile lorsqu’on cherche à comprendre ce qui se passe et surtout lorsqu’on doit décrire les symptômes au vétérinaire.

Un chat qui mange trop vite peut-il rejeter son repas ?

Oui, certains chats engloutissent leur nourriture et la rejettent peu après.

Dans ce cas, l’aliment lui-même n’est pas nécessairement en cause. La manière de manger peut également intervenir.

Fractionner la ration en plusieurs petits repas ou utiliser un dispositif permettant de ralentir la prise alimentaire peut parfois aider.

Mais des rejets répétés ne doivent pas être systématiquement attribués au fait de « manger trop vite ». S’ils deviennent fréquents, il faut rechercher leur cause.

Et les boules de poils ?

Le chat avale naturellement des poils lorsqu’il fait sa toilette. Une grande partie traverse normalement le système digestif et est éliminée dans les selles.

Il peut néanmoins arriver qu’un amas de poils soit rejeté par la bouche.

La quantité de poils avalés dépend notamment du pelage, de la période de mue, de la fréquence du toilettage et du comportement individuel du chat. Le brossage peut donc avoir un rôle tout aussi important que l’alimentation.

L’alimentation intervient néanmoins dans le fonctionnement du transit. Une hydratation suffisante et une quantité de fibres adaptée peuvent notamment participer au bon fonctionnement digestif.

Cela ne signifie pas qu’un aliment estampillé « anti-boules de poils » soit automatiquement nécessaire à tous les chats.

Des vomissements fréquents ne doivent pas non plus être considérés comme normaux sous prétexte que le chat a des poils.

L’hydratation fait aussi partie de l’alimentation

Lorsqu’on parle de digestion, on pense facilement aux protéines, aux matières grasses ou aux fibres et beaucoup moins à l’eau.

Pourtant, l’eau contenue dans l’alimentation participe elle aussi à l’apport hydrique quotidien.

Une alimentation humide contient beaucoup plus d’eau qu’une alimentation sèche. Chez un chat qui boit naturellement peu, intégrer une alimentation humide peut donc contribuer à augmenter son apport total en eau.

Cela peut également avoir son importance lorsque les selles sont particulièrement sèches ou que le chat a tendance à la constipation.

L’hydratation ne règle cependant pas à elle seule tous les troubles digestifs.

Faut-il supprimer un ingrédient dès qu’un trouble apparaît ?

Pas forcément.

Un épisode isolé de selles molles ou de vomissement ne permet pas de conclure qu’un aliment ou qu’une protéine est mal toléré.

Avant d’accuser un ingrédient, il faut regarder l’ensemble de la situation : changement récent d’alimentation, quantité consommée, friandises, ingestion trop rapide, accès à une autre nourriture, stress, médicaments, parasites ou problème de santé peuvent également intervenir.

Multiplier les changements alimentaires au moindre symptôme peut même compliquer les choses : lorsque tout change en même temps, il devient difficile de savoir ce qui a réellement amélioré ou aggravé la situation.

L’observation dans le temps est donc beaucoup plus utile qu’une succession de changements improvisés.

Quand faut-il consulter ?

Un vomissement occasionnel ou une selle inhabituelle ne signifie pas nécessairement que le chat est malade.

En revanche, certains signes justifient de ne pas se contenter de modifier son alimentation : vomissements répétés, diarrhée persistante ou importante, présence de sang, constipation marquée, douleur, perte d’appétit, amaigrissement, abattement ou changement important du comportement.

Un chat qui tente de vomir de manière répétée sans parvenir à rejeter quoi que ce soit mérite également une attention particulière.

Dans ces situations, l’alimentation ne doit pas servir à retarder une consultation vétérinaire.

Observer avant de changer

Les selles, les vomissements et les boules de poils donnent des informations intéressantes sur le fonctionnement digestif d’un chat, mais ils doivent toujours être interprétés dans leur contexte.

Avant de changer complètement son alimentation, il peut être utile de noter pendant quelques jours ce que le chat mange, les quantités distribuées, les éventuels extras, la fréquence des selles et des vomissements ainsi que les circonstances dans lesquelles ils surviennent.

Cette petite observation permet souvent de distinguer un incident ponctuel d’un problème récurrent et fournit des informations beaucoup plus précises si un avis vétérinaire devient nécessaire.

À retenir

Une alimentation adaptée doit être évaluée sur ce qu’elle contient, mais aussi sur la façon dont le chat la tolère.

Les selles font partie des indicateurs intéressants. Les vomissements et les régurgitations méritent d’être différenciés. Les boules de poils peuvent être occasionnelles, mais ne doivent pas servir d’explication automatique à des vomissements répétés.

Observer son chat, éviter les changements alimentaires incessants et savoir reconnaître les situations qui nécessitent un vétérinaire permet d’utiliser ces signes pour ce qu’ils sont réellement : des informations sur son état digestif, pas un diagnostic à eux seuls.